Intermède

Rhalala la dernière mise à jour remonte à un moment déjà et je reviens pile à temps pour autosouhaiter un joyeux anniversaire à ce blog. Et oui il y a déjà trois ans (arghhh) j'avais choisi cette date en prévision des élections américaines.
Je suis donc en prépa (youpi tralala) et c'est dur, je n'ai pas vraiment le temps de faire autre chose en semaine et le week end bah... je vais commencer à vraiment bosser science po avec les cours du cned qui doivent être arrivés.
Ce n'est pas très précis mais bon de toute façon cet article est surement le dernier comme je n'ai plus vraiment le temps de me consacrer à ce blog (ni trop l'envie en fait), aussi cela profitera peut être à mon compte facebook en attendant de refaire un nouveau blog (je repasserai mettre l'adresse ici au cas où). Je completerai aussi peut être cet article quand j'aurai plus de temps, c'est à dire quand j'aurai internet à mon studio (d'ici pas trop longtemps j'espère...), mais en attendant merci à ceux qui sont passés et à ceux qui passeront (un peut tard mais bon... ^^").
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# Posté le mardi 04 novembre 2008 16:13

Le festival d'Avignon

Le festival d'Avignon
A défault d'aller en prépa à Avignon (et oui ce n'est pas en faisant du théâtre que j'intergrerai Science Po une école du genre...) je suis allé pour la première fois à son festival mercredi.
Comme vous le savez surement je pratique le théâtre depuis très (très) longtemps, et ne jamais avoir été à ce festival alors que j'habite relativement à proximité me paraissait "bizarre", aussi ai-je remédier à la situation cette année.
En fait une journée ne m'a je pense permi que d'avoir une vision de ce qu'est cet évenement, mais une vision qui m'a donné l'envie d'en voir plus.

Ce qui est génial, c'est évidemment l'animation dans les rues, mais celle ci m'a quand même assez déçue car je m'attendais à quelque chose de grandiose, hors la majorité des comédiens qui sortent dans les rues le font pour faire de la publicité à leur pièce, ce qui est bien sur amusant (en particulier quand on voit une procession s'écriant "Big Brother vous regarde!" mais qui fait quand même cruellement ressentir le manque de théâtre de rue.
Il faut donc aller le chercher dans les théâtres eux même, et le choix de spectacles qui s'offre à nous est proliférique au point de nous faire avoir de la peine à trancher entre un classique ou la tentation d'un spectacle franchement moderne (d'où l'interêt d'y rester plusieurs jours), mais un obstacle majeur se présente tout de même, qui est le prix, puisque même si une pièce est abordable, en revanche il est trop élevé pour en voir un grand nombre, ce qui est vraiment dommage je trouve, d'autant plus que l'abondance du public ne devrait pas faire avoir trop de problèmes financiers aux compagnies.
Je suis donc allé voir deux spectacles pour trois pièce, avec l'après midi l'Ours et Une demande en mariage de Tchekhov, qui étaient vraiment très bien avec une mise en scène très naïve et une véritable interprétation du texte qui a mis en valeur certains détails qui nous apparaissent ainsi plus clairement. Voir ceci a été d'autant plus enrichissant qu'Une demande en mariage a été la pièce que j'ai présenté à l'option théâtre du bac, et j'avais porté dessus un regard totalement différent, je suis donc ressorti de la salle véritablement enrichi par cette expérience (au passage pour ceux que ça interesse j'ai eu 18 ^^" ). La deuxième pièce que j'ai vu fut le soir, ce qui est peut être la raison pour laquelle j'ai faillu m'endormir devant elle, je ne me souviens plus du titre (et la flemme d'aller le chercher...) mais c'était censé être une vision cynique et humouristique de la surpopulation de la planète et des moyens pour régler ce problème qui n'avait en fait aucune finesse et dont le burlesque était tout simplement pitoyable (je ne m'attarde pas dessus puisqu'elle n'a absolument aucun intérêt je trouve, même si apparament le reste du public a apprécié).

J'espère donc pouvoir retourner au festival l'année prochaine et cette fois ci en prévoyant ce que j'y ferait, puisque le temps de chercher quelque chose à voir m'a fait rater des pièces que j'aurai aimé voir, mais c'est en tout cas une très bonne première fois, et je suis vraiment content de voir que le théâtre continue à passioner les gens malgré le temps qui passe.

# Posté le vendredi 18 juillet 2008 17:38

Henry VI

Henry VI
Dans le cadre de l'option théâtre au bac que je passerai en candidat libre dans une semaine, j'ai du faire un dossier comprenant une présentation de moi même et de ma relation avec le théâtre, commenter trois pièces vues au cours de l'année et faire un thème de recherche personnelle (qui n'est pas fini... (commencé?)).
Voici donc l'une de ces analyses,:

L'histoire commence en Angleterre à la mort d'Henry V et à l'avènement de son fils Henry VI âgé de neuf mois. Henry V appartient à la légende glorieuse du passé. Le grand roi n'est plus qu'un cadavre, le nouveau roi n'est qu'un enfant autour de qui les antagonismes se réveillent. Alors que les dissensions désorganisent la Cour, les Français chassent l'ennemi anglais et Henry VI perd les conquêtes françaises de son père. Dans son royaume, le roi Henry est menacé car son titre (transmis par les Lancastre) est contestable. Henry IV, le fondateur de la dynastie Lancastre s'est emparé de la couronne en détrônant le souverain en titre, Richard II. Henry IV et Henry V ont su tenir en respect les divers prétendants à la couronne, mais les descendants de Richard II (famille d'York), spoliés, vont maintenant se révolter contre l'héritier d'Henry IV. La famille d'York va se charger de faire payer à Henry VI la faute de son grand-père. Henry VI est un roi pieux et raisonnable dont la bonté n'est que faiblesse aux yeux des fauves féodaux se disputant intérêts et fonctions quand ils ne construisent pas pièges et complots. Renversement d'alliances, trahisons en tout genre, perfidie à tous les étages, Shakespeare nous livre une parfaite vision de l'entropie historique à un moment donné où l'Angleterre se constitue convulsivement en tant que telle.

Tel est le synopsis qui nous est distribué à notre entrée dans la salle de l'Evêché d'Uzès, qui à l'occasion de la pièce a été aménagée de gradins afin de nous faire profiter pleinement de cette production, qui est somme toute assez exceptionnelle pour notre petite ville. Au dos de ce synopsis se trouve d'ailleurs - pour notre grand bonheur - un arbre généalogique comprenant les membres de la lignée des Lancastre ainsi que leurs alliés, dont les branches s'étendent littéralement dans tous les sens et dont le premier effet est de m'inspirer une certaine crainte quant à la facilité de suivre l'intrigue de la pièce, puisque même les relations entre personnages ne m'avaient pas semblées aussi complexes dans les pièces de Shakespeare que j'avais déjà lu. Or, il n'en est rien, puisque l'écriture de Shakespeare, aidée par une très respectable interprétation des acteurs et par une mise en scène originale, a réussi le tour de force de faire comprendre au spectateur les enjeux de la pièce et d'identifier ses personnages et leurs relations suffisamment rapidement pour le faire profiter pleinement du spectacle qui s'offre à lui. Car entre les mains de la compagnie Machine Théâtre, Henry VI n'est pas de ces pièces dont la seule éloge que l'on puisse faire est celle de son prospectus.

La première chose que nous découvrons en arrivant, c'est une scène vide de tout décor, si ce n'est un immense mur de type moyenâgeux longeant tout le fond de la scène et possédant un passage côté cour. Ce mur sera tout comme le reste très intelligemment exploité, puisque la présence d'une grille sur ce passage le transformera en cellule de prison, et lors de la révolte des paysans ce même mur "explosera" côté jardin, créant ainsi et nouveau passage auquel s'additionnera par la même technique un troisième et plus grand passage au centre, dont le pan du mur une fois tombé formera une sorte de promontoire sur lequel sera déposé le trône, mettant ainsi en valeur les différentes personnes qui y accèderont et dynamisant réellement les déplacements sur scène.

Après nous avoir brièvement expliqué quelle était la situation, le choeur, qui apporte une touche de légèreté de par la naïveté et la candeur de l'interprétation de l'actrice qui va jusqu'à l'autodérision et qui ainsi se classe généralement du côté des scènes comiques malgré les funestes informations qu'il nous apporte, s'efface et laisse la place à un endroit rappelant plus les termes de la Rome antique que l'Angleterre médiévale. Des hommes s'installent avec lenteur dans des positions viriles très théâtralisées, et ainsi commence la sombre intrigue et le début des multiples complots qui parcourront la pièce. Dès cet instant, les hommes se départagent en deux camps - le camp de la rose rouge des Lancastre et celui de la rose blanche des York - qui tout au long de la pièce ne cesseront de trahir amis comme ennemis dans le but d'asseoir leur position pour s'emparer du pouvoir. Ces relations souvent ambiguës sont matérialisées par le positionnement des acteurs sur scène, car s'il n'y a que deux factions bien distinctes au début, l'intrigue déchire familles et amis et en fait apparaître de nouvelles, ayant pour effet de faire se former et inter changer les groupes qui occupent l'espace, comme si celui-ci était un champ de bataille où le but était d'occuper les points stratégiques - ce qui est en fait d'une certaine manière vrai puisque ces points stratégiques sont en fait les personnages influents et puissants que chacun va tenter de faire passer sous sa coupe - ou alors plus symboliquement un jeu d'échecs particulièrement cruel où les règles se verront une à une bafouées sans aucun scrupule si ce n'est celui du pauvre Henry VI.

Car le metteur en scène - il l'avoue lui même - a axé la pièce sur la Guerre des Roses, et l'Histoire se voit au fur et à mesure tellement déformée que l'on ne sait plus trop quelle est la vérité et quelle est la réelle légitimité des personnages, ce qui est renforcé par une mise en scène très "égalitaire", puisque si les rôles sont effectivement bien répartis dans l'histoire de Shakespeare, ici chaque personnage est à un moment mis en valeur, ce qui nous permet de les comprendre, de nous attacher à eux ou au contraire de les mépriser, mais en tout cas nous ne pouvons pas rester indifférent et nous prenons très vite parti pour un personnage ou un groupe, qui généralement nous trahi en même temps qu'il trahi les autres...

Outre tout ceci, ce que j'ai réellement apprécié dans cette pièce, c'est le choix des costumes et des accessoires qui voient les époques être mélangées, le prêtre arborant une ample robe moyenâgeuse alors qu'un duc pourra être vêtu d'un "costard cravate" ou encore un homme du peuple porter un simple blouson de cuir. Cette interprétation je trouve respecte très bien l'esprit de Shakespeare puisque en dehors de ceci la scène est très épurée et les quelques objets présents sont hautement symboliques (les roses, le trône, une épée, un éventail, une bougie...). Cette actualisation de la pièce la rend d'autant plus vraie qu'il ne faut pas oublier qu'à son époque Shakespeare faisait déjà lui même des anachronisme, puisque l'important en fin de compte est de pouvoir toucher le spectateur et de parler de la société et de la nature humaine, qui n'ont en fait que relativement moyennement changé malgré les quatre siècles qui nous séparent de l'époque élisabéthaine, et par exemple la révolte paysanne rappelle les actuels problèmes des banlieues très médiatisés dans sa mise en scène où les affrontements se font non pas à l'aide de fourches mais de battes de baseball.... Le texte lui même, bien que n'ayant pas été modifié, nous parle, puisque s'il reste dans le fond ancien et hautement poétique par moments, il se voit dans la bouche des comédiens comme insufflé d'une nouvelle jeunesse et si décalage il y a, celui-ci n'est pas un obstacle - au contraire - pour savourer la pièce. Cette modernité même si elle révèle un véritable travaille de recherche ne m'a pourtant pas surpris outre mesure, puisque les seules pièces de Shakespeare que j'avais vu auparavant sont les (très bons) films Looking for Richard d'Al Pacino et Titus de Julie Taymor avec une brillante interprétation de plus d'Antony Hopkins, et ce fut la première pièce de cette longueur que je vis et qui réussi à me captiver trois heures durant.

Cette première expérience de Shakespeare "en vrai" fut donc une réelle redécouverte de cet auteur que je compte réitérer dès que l'occasion se présentera, et fût pour moi la preuve même dont j'avais besoin pour voir qu'un auteur ancien n'était pas seulement bon pour la lecture mais était toujours aussi vivant sur scène.

# Posté le mercredi 28 mai 2008 16:04

Amen.

Amen.
Durant la Seconde Guerre mondiale, un officier allemand, chimiste fournissant les camps en Zyklon B, Kurt Gerstein, cherche à alerter le Vatican du génocide en cours. Ricardo Fontana, jeune jésuite conseiller auprès d'un cardinal et dont la carrière s'annonce prometteuse, lui prête l'oreille.

(merci à wiki pour ce superbe synopsis)

Amen. (ne pas oublier le point c'est très important) est un film qui avait beaucoup fait parler de lui à sa sortie et que je n'avais alors pas pu voir ayant été jugé trop jeune et n'étant alors que très moyennement intéressé par ce genre de choses. Ca n'a pas trop changé depuis car la seconde guerre mondiale n'est pas ma période préférée et je fais parti de ceux qui en ont un peu marre du bourrage de crâne dont elle peut parfois être à l'origine.
Je dois pourtant avouer que ce film ne m'a absolument pas fait saturé par un côté pathétique auquel je m'attendais de par son histoire, et ce qui m'a touché sur le plan humain autant que sur celui artistique est qu'ici tout est dans la suggestion, que ce soit lorsque l'officier regarde dans une chambre à gaz et que l'on voit juste sa réaction et non l'intérieur ou bien les allées et venues des trains qui ponctuent le film. Il y a aussi des images réellement et tout simplement belles, ne serait-ce qu'en reprenant l'exemple des trains avec l'horizontalité mouvante formée par la fumée noir et le train lui même. Il y a aussi tout de même assez de violence pour ne pas rester indifférent, mais celle ci n'est pas dans l'horreur mais plutôt dans le symbole, je trouve que le suicide du juif au tout début du film montre bien l'ampleur du désastre (pourtant habituellement je ne suis pas trop suicide^^).
Côté acteur révélation de Mathieu Kassovitz que j'avais déjà vu dans pas mal de films sans avoir jamais vraiment porté mon attention sur lui, ce que je ferai désormais puisque j'ai beaucoup apprécié son interprétation, de même que celle de l'inconnu qu'était pour moi Ulrich Tukur (et qui l'est toujours beaucoup quand même^^).
La fin est quant à elle particulièrement réussie, puisque après tout ce qui s'est passé il n'y a absolument aucune morale, je pense que s'il y avait eut une happy end ça aurait brisé la force de l'oeuvre.

# Posté le samedi 08 mars 2008 17:18

Loreena McKennitt

Loreena McKennitt
Loreena McKennitt est une artiste canadienne auteur-compositeur-interprète fortement imprégnée de musique celtique mais aussi d'influences orientales, maitrisant parfaitements des instruments tels la harpe, le piano ou encore l'accordéon...
Une chose est sure, Loreena McKennitt n'est physiquement pas belle, mais je lui trouve un certain charisme (et même un charisme certain) qui font d'elle un personnage au delà de la simple chanteuse.
Je n'ai que les albums "The visit" et "The book of secrets" (gravés, ses albums ne se trouvant pas à un prix résonnable je trouve, et c'est bien dommage...), et ce dernier est justement une pure merveille de beauté mystique et de poésie, sa voix est littérallement envoutante et la musique, toujours douce est un vrai charme pour l'ouïe mais aussi pour l'esprit, puisqu'elle nous laisse nous faire envahir par des mondes imaginaires (cela peut paraître étrange mais c'est vraiment le cas, ça donne envie d'aller en terre celtique (elle devrait être sponsorisé par l'office de tourisme de bretagne^^)) .
Il n'y a pas vraiment de chansons qui sortent du lot (enfin si mais comparé à d'autres artistes je trouve cela assez régulier, même si cela est du à la ressemblance qui existe entre bon nombre de chansons (ce qui ne nuit en rien à la qualité)), et je vous conseille d'aller en ecouter et surtout de la voir en live sur youtube pour vous faire une idée.
Pas de biographie puisqu'elle serait assez longue et que sa vie n'est pas particulièrement intéressante (à part la mort de son fiancé qui lui a fait faire une longue pause dans sa carrière).
En tout cas elle n'apparaît maintenant sur ce blog parce que je viens de la découvrir mais je me suis moi même éttoné de ne pas en avoir parlé alors que je la connaît depuis déjà plusieurs années.

# Posté le dimanche 03 février 2008 08:44